Tlemcen cité des arts et de l'histoire

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L 'Ecologie à Tlemcen

Invité(e)




Posté le : 14/07/2005 à 19:43 (Lu 52642 fois)
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Commentaire :  La sauvegarde du patrimoine écologique est l'avenir de Tlemcen.


PARC NATIONAL DE TLEMCEN
CREATION
Crée en 1993 (décret 93 /117 du 12 Mai 1993) le Parc National de Tlemcen couvre une superficie de 8225 has s'étendant sur les territoires de sept communes : Tlemcen, Mansourah, Terny, Ain-Ghoraba, Béni-Mester et Sabra.

SUPERFICIE
1653Ha (dont environ 120 Ha dégradés.
http://www.dgf.org.dz/index.php?section=parc&page=tlemcen



SITUATION
Le Parc National de Tlemcen est limité par la chaîne montagneuse de Zarifet et Hafir au Sud-ouest, et par les grottes de Béni-Add et la forêt de Ain-Fezza au sud-est. Son altitude évolue entre 870 m et 1418 m.
La latitude entre 114.5ème et le 122ème parallèle. La longitude entre 172.8°et 183.2°.

AIRE NATURELLE TERRESTRE

La Flore : La végétation du Parc National de Tlemcen est composée essentiellement de groupements de chênes (chêne liège, chêne zeen et chêne vert). La forêt de Hafir représente la plus belle suberaie de la région, c’ est la plus occidentale d’Algérie, elle est également renommée pour la qualité de son liège. Les espèces caractéristiques du groupement de la chênaie mixte sont Erica arborea , Arbutus unedo, Juniperus oxycedrus. La zenaie est présente dans les cuvettes humides avec une strate arborescente de forte densité et un cortège floristique composé de Ruscus aculeatus et Asparagus acutifolius. La forêt de Zarifet est composée d’un maquis à Quercus coccifera, Pistacia lentiscus Olea europaea et Chamaerops humilis. La forêt de Tlemcen est un peuplement à Pinus Halepensis dont le sous bois est formé d’espèces xérophiles comme Ampelodesma mauritanica, Calycotome spinosa.
La Faune : Les divers milieux du parc national de Tlemcen abritent une faune composée de mammifères tels que le renard , la mangouste , le sanglier, la genette, et des petits rongeurs rares comme la macroscelide d’Afrique du Nord.

L’avifaune est abondante, de nombreux rapaces comme l’aigle royal et la buse nichent dans des falaises. Le barrage d’El Meffrouche abrite un nombre important d’oiseaux d’eau : canard colvert, canard souchet, foulque macroule et grand cormoran. Les reptiles sont représentés par la tortue grecque, l’agame variable, le caméléon commun et la couleuvre à collier.

CARACTERISTIQUES

Climat : Une diversité climatique caractérisé le territoire du Parc avec une prédominance de l'étage subhumide à hivers frais, accompagnée de zones semi-arides ainsi qu'un micro climat humide concentré dans la suberaie de Haffir.

Relief : La majeure partie est située en zone montagneuse orientée (sud-ouest ; sud-est) ; par contre au centre, au Nord et à l'ouest une dépression qui s'étale en plaine.

Objectifs et missions

Protection des milieux naturels.
Protection des espèces rares en voie de disparition
Sauvegarder des écosystèmes sensibles
Protection des sites et monuments historiques
Evaluation des formations végétales, régénération
Recensement et répartition des mammifères dans le territoire du Parc
Education et sensibilisation du public sur la protection de la nature et de l'environnement par l'élaboration et diffusion de brochures et dépliants.
Spécificité du Parc National de Tlemcen

Le Parc National de Tlemcen comprend une réserve archéologique d'importance nationale et internationale.

LES SITES HISTORIQUES

L'ensemble de Sidi Boumediène situé àEl-Eubbad, il comporte : la mosquée, la Médersa, la Kouba de l'Oukil et le Bain.
L'ensemble de Mansourah : situé à l'Ouest de la ville. Ce site est représenté ^par une Mosquée
Le Mausolé de Sidi Abou Ishaq Tayar situé au Sud-est de la ville.
L'ensemble d'Agadir situé au nord-est de la ville.
LES SITES NATURELS

Les cascades d'EL-Ourit : Située à la sortie de Tlemcen , côté Est pour rejoindre la route national n°7.
Les Grottes de Béni-Add : Située au sud du village de Ain-Fezza.


Re: L 'Ecologie à Tlemcen [225]

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Posté le : 17/07/2005 à 18:25 (Lu 52637 fois)
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Re: L 'Ecologie à Tlemcen [226]

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Posté le : 17/07/2005 à 18:26 (Lu 52636 fois)
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En possession de 420 chardonnerets

Un braconnier arrêté à Tlemcen



Les services des forêts et ceux des douanes de Tlemcen ont arrêté dernièrement un véhicule de marque Renault 4 immatriculé à Alger et à bord duquel se trouvaient 420 chardonnerets.

Selon les premiers éléments d’information, il s’agit là d’un réseau spécialisé dans le braconnage qui trouve ses ramifications à Alger. Les volatiles récupérés se trouvaient dans 14 cages et étaient sur le point d’être convoyés vers Alger. Cette opération, faut-il le noter au passage, s’est déroulée sur la route de Beni Seniel, soit l’axe routier reliant Sebdou et Ouled Mimoun.

Dans ce cadre, il convient de noter que le chardonneret est une espèce protégée. Le décret 83/509 du 20 août 1983 renferme des dispositions tendant à protéger cette espèce qui est en voie de disparition.

Selon des informations recueillies auprès de la direction des forêts, la wilaya de Tlemcen demeure la seule région du pays à disposer d’une faune et d’une flore protégées à travers la réserve de Moutas et de Tzarifet, des espaces qui font partie du parc national de Tlemcen.

Selon M. Kazi Tani Saïd, directeur du parc national de Tlemcen, sa structure dispose de plusieurs espèces protégées notamment l’aigle royal, le faucon pèlerin, le renard roux, l’écureuil de Barbarie, le porc-épic, le chacal doré, le macroscélide d’Afrique du Nord. Notre interlocuteur précise également qu’un programme d’envergure est mis en place par son administration afin de veiller à la préservation de toutes les espèces animales et celles relevant du patrimoine cynégétique.

Notons au passage que le parc national de Tlemcen et celui d’El-Kalaa sont considérés comme les plus importants à travers le pays et les mieux gérés en matière de préservation et de repeuplement des espèces animales et volatiles.

Saïd B.

Re: L 'Ecologie à Tlemcen [627]

-Béni Bahdel-




Posté le : 12/09/2005 à 08:12 (Lu 52623 fois)
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Eau potable à Tlemcen
Des promesses pour les robinets et des appréhensions



Ironie du sort ! Les deux principaux barrages qui alimentent en eau la wilaya de Tlemcen, à savoir le barrage d’El-Mefrouche et celui de Béni Bahdel, sont desservis par deux oueds appelés «Oued Enachef» et «Oued El Atchane».

Signe prémonitoire pour une région qui a connu depuis trois décennies un cycle de sécheresse chronique et qui a eu pour conséquence de rabattre complètement la nappe phréatique et aggraver foncièrement le déficit en eau des grands centres urbains.

Annuellement ce sont près de 15 millions de mètres cubes d’eau qui sont «absorbés» par les électropompes des 200 forages réalisés à travers la wilaya. Une situation qui a obligé naguère les responsables du secteur à mettre en oeuvre un programme de distribution d’eau des plus sévères allant d’une fréquence d’une fois par semaine jusqu’à une fois tous les vingt jours. Situation bien pénible pour une région appelée naguère le château d’eau de l’Oranie.

Devant cet état de fait, les responsables locaux ont tenu à mettre le paquet. Depuis septembre 2004, période qui a coïncidé avec la visite à Tlemcen du ministre des Ressources en eau, M. Abdelmalek Sellal, un important programme a été mis en place pour juguler les effets néfastes de la situation et renforcer le potentiel hydrique de la wilaya. Quatre grands projets destinés à mobilier la ressource sont projetés et qui auront pour objectif de régler d’une manière définitive ce problème d’eau.

Le premier projet rentrant dans le cadre de ce programme réside dans la réalisation de deux stations de dessalement d’eau de mer localisées à Sidna Youchaâ (Ghazaouet) et Tafsout (Honaïne). Fonctionnant avec le système d’osmose inverse, ces deux équipements développent une capacité de traitement de 200.000 m3/j. D’un montant de 200 millions de dollars, elles desserviront une population estimée à 650.000 habitants. Le second projet d’envergure dont les travaux ont déjà démarré réside dans la réalisation d’une opération de transfert d’AEP du barrage de Sekkak vers le groupement urbain du grand Tlemcen.

D’une enveloppe de 300 milliards de centimes, ce projet qui comprend une station de traitement, des stations de pompage, des réservoirs et une conduite de 33 km assurera un volume d’eau de 100.000 m3/j dépassant ainsi les besoins actuels qui sont de l’ordre de 65.000 m3/j.

Avec la réalisation de ces deux projets, le groupement urbain de Tlemcen qui comprend les communes de Tlemcen, Mansourah et Chetouane, soit une population de 350.000 habitants, tournera définitivement une page douloureuse de son passé où durant trois décennies cette région de la wilaya a connu les affres d’une sécheresse chronique qui a altéré sévèrement la nappe phréatique locale transformée du reste en un énorme morceau de gruyère.

Le troisième projet qui a été réalisé consistait dans la dépollution du barrage de Hammam Boughrara et la réalisation d’un projet de transfert d’eau potable de cet ouvrage vers la ville de Maghnia. Avec une capacité de traitement initiale de 12.000 m3/j pour atteindre par la suite un rythme de croisière de 60.000 m3/j, ce projet a permis de sauver le barrage qui avait atteint un degré de pollution très important suite aux déversements des eaux usées. C’est une initiative locale qui a permis de sauver le barrage qui a failli être irrécupérable. Concernant l’opération de transfert, c’est l’entreprise italienne «Condotte» qui a réalisé l’ouvrage en un temps record. D’un coût global de 140 milliards et un délai de réalisation de 6 mois, ce programme a permis à Maghnia d’avoir l’eau H24.

«On ne badine pas avec l’eau. On a mis le paquet pour desservir toutes les régions de la wilaya. Notre souci est d’en terminer définitivement avec ce problème d’eau», fera remarquer M. Nouri Abdelouaheb, wali de Tlemcen, dans une déclaration à la presse. Et d’ajouter: «Après Maghnia, nous allons orienter nos efforts pour régler le problème que connaissent les régions de Tlemcen et la partie sud de la wilaya». A ce sujet, il indiquera qu’un quatrième projet est préconisé avec l’exploitation de la nappe phréatique située dans le chott El Gherbi afin d’alimenter les régions de Sebdou et Sidi Djillali.

Cette opération permettra de renforcer l’AEP de la zone steppique qui connaît elle aussi un déficit en eau. Parallèlement à ces projets d’envergure, la wilaya a initié six forages entrant dans le cadre du programme d’urgence dans les zones déficitaires notamment à Tlemcen, Nedroma, Bab El-Assa. A cela il faudra ajouter le renfort d’autres forages. Néanmoins, ce que redoutent les responsables du secteur demeure la vétusté du réseau ainsi que la gestion de la ressource. Certaines régions sont encore gérées par les communes. Une situation qui n’est pas faite du tout pour arranger les choses. L’unité de l’Algérienne des Eaux (ADE) de Tlemcen qui a capitalisé une grande expérience en matière de gestion de la ressource ne gère que 14 communes où il y a lieu de relever une amélioration dans la distribution en dépit d’un réseau vétuste. Certaines APC, et compte tenu de leur incapacité financière, se trouvent par moments dans des situations bien inconfortables face aux pannes des électropompes, les fuites d’eau et le reste.

Saïd B.



Re: L 'Ecologie à Tlemcen [729]

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Posté le : 20/09/2005 à 08:39 (Lu 52614 fois)
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Tlemcen

Mort étrange de 6.000 tourterelles



Après l’alerte dans la wilaya de Jijel suite à la mort mystérieuse de poissons, un autre phénomène aussi étrange vient de frapper la wilaya de Tlemcen touchant, cette fois-ci, une espèce volatile.

Des milliers de tourterelles sont décimées dans la région de Sidi El-Abdelli et les ornithologues n’arrivent pas à déterminer les causes de ce phénomène. Les spécialistes parlent de fait rare qui coïncide avec la période de prolifération de ce volatile. En effet, elles sont 6.000 tourterelles qui sont mortes dans la zone localisée entre la commune de Bensekrane et le périmètre de Sidi El-Abdelli.

Selon des informations recueillies dans la région, ces volatiles auraient ingurgité des graines de semences ou autres éléments nutritifs qui leur ont été fatals. De l’avis de certains médecins vétérinaires, ce phénomène, qui n’a pas encore été déterminé, touche particulièrement la tourterelle. L’autopsie pratiquée par les ornithologues sur ces volatiles a révélé une hémorragie nasale suivie d’un rejet visqueux jaunâtre semblable à une diarrhée. Il s’agit de la 2ème espèce animale touchée et pour laquelle aucune explication n’a été donnée, du moins jusqu’à l’heure.

Rappelons que dans la wilaya de Jijel, les habitants de la localité de Béni Meslem, située dans la commune de Oued Adjoul, daïra d’El-Ançer, à une quarantaine de kilomètres à l’est de Jijel, ont découvert des poissons morts et flottant à la surface de l’eau de Oued El-Kebir. Une commission composée des représentants des secteurs de la santé et de la daïra d’El-Ançer s’est déplacée sur les lieux pour faire une enquête et des prélèvements d’eau et sur les poissons.

Le premier constat établi relève que l’endroit où sont morts les poissons est situé entre le pont de Béni Meslem et l’embouchure reliant cette rivière à la mer. Les résultats des analyses n’ont, cependant, pas encore été communiqués.

Saïd B.



Re: L 'Ecologie à Tlemcen [730]

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Posté le : 20/09/2005 à 08:50 (Lu 52613 fois)
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L' O.M.S surveille les phénomènes anormaux migratoires des oiseaux liés à la grippe aviaire. Les instances sanitaires internationales tirent le signal d'alarme.

Soyons attentifs ,aux environnements suspects dont la Nature nous exprime et imprime les signes.

"La pollution moderne"chimique est un signe clinique d'une société en voie d'extinction..

Re: L 'Ecologie à Tlemcen [745]

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Posté le : 21/09/2005 à 09:12 (Lu 52606 fois)
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CHERIF RAHMANI REVIENT SUR LA PROTECTION DU LITTORAL

La loi sera appliquée



Le ministre de l’Environnement et de l’Aménagement du territoire, M. Cherif Rahmani était hier à Oran où il a eu, notamment, à visiter deux projets inscrits dans le cadre du plan d’aménagement côtier (PAC), au niveau de la corniche oranaise. Après un passage par le bureau de wilaya du RND où il a rencontré les cadres du parti, M. Rahmani s’est dirigé vers la maison de Jeunes Maâoued Ahmed pour animer un meeting dans le cadre du projet de la charte pour la paix et la réconciliation nationale. Devant l’assistance, composée principalement des représentants du mouvement associatif local versé dans l’environnement, M. Rahmani a tenu à exprimer aux Oranais l’intérêt que porte le gouvernement à cette ville dans la perspective, a-t-il dit, de lui permettre de recouvrer la place qui lui est due en tant que capitale du Maghreb et du bassin méditerranéen. «Je suis venu pour parler de paix et de réconciliation, mais aussi de développement durable», a affirmé le ministre de l’Environnement. Evoquant les guerres et les conflits de par le monde et leurs incidences sur les populations, M. Cherif Rahmani dira que le drame qu’a vécu l’Algérie n’est pas une exception. D’autres nations sont passées par des expériences similaires, mais ont, tout de même, réussi à les dépasser. «La nature est au coeur des conflits», dira-t-il, par ailleurs, avant de souligner que le nombre de conflits enregistré a considérablement augmenté pour passer, en l’espace de quelques années de 81 à 175 conflits de par le monde. Ces conflits, ajoute-t-il, tournent souvent autour des ressources géostratégiques, à l’instar du pétrole, du gaz et des minerais. M. Rahmani dira que dans les années à venir, la tension pourrait se faire sentir autour d’une autre ressource vitale pour l’homme à savoir l’eau. «Nous devons dès maintenant nous préparer pour faire face à ces défis, ceci dans le but de préserver notre environnement et l’avenir des générations futures. En disant oui à la charte de la paix et de la réconciliation nationale, nous allons immuniser le pays contre toute dérive», a déclaré le ministre. Appelant les Oranais à aller voter le 29 septembre, Rahmani dira qu’il est grand temps de revenir au peuple car lui seul est maître de son destin.

Le ministre de l’Environnement s’est dirigé par la suite vers la corniche oranaise où il a visité un projet de stations de relevage, qui a bénéficié d’une enveloppe de 289 millions de dinars.

M. Cherif Rahmani a réitéré que la loi relative à la protection du littoral sera appliquée à la lettre, ce qui implique que toutes les constructions qui ne répondent pas aux normes sont appelées à être détruites. L’autre point inscrit dans le programme de visite de M. Rahmani est le projet du bassin de décantation et rejet final.

H. Barti





Re: L 'Ecologie à Tlemcen [793]

-Elma-




Posté le : 26/09/2005 à 09:04 (Lu 52601 fois)
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Eau et développement durable



Par TSAKI Hassini : Chef De Département De Biologie



1re Partie



Place et rôle de l’eau dans les civilisations de l’Homme



Le rôle de précurseur des patrimoines naturels et ressources hydriques des fleuves le Tigre et l’Euphrate dans l’efficience de la civilisation mésopotamienne n’est plus à démontrer.

Cette première civilisation de l’Humanité, qui, il y a 5.000 ans, avait consacré désormais dans la société des hommes, l’écriture comme moyen de communication et de développement, ne pouvait exister sans les eaux et les limons fertiles de ces fleuves. C’était pour l’Humanité à cette époque , non seulement le premier «pas technologique» de Neil Armonstrong sur la lune, mais le début de la marche de l’Homme vers le développement de son intelligence.

Ces moments ont été, en effet, les premiers balbutiements du développement de la société humaine où l’homme commençait déjà à être un acteur de son sort. Cette nouvelle conjoncture encouragée alors par un paysage physique et un climat favorable provoqua chez l’Homme de l’époque une nouvelle adaptation qui le fit quitter sa mue de cueilleur et chasseur pour se transformer en agriculteur et intervenir désormais sur son environnement et sa destinée.

La civilisation afro-égyptienne, qui a marqué par son influence enrichissante et innovatrice l’ensemble des pays et sociétés méditerranéens de par, entre autres, son rôle de médiateur des patrimoines africain et asiatique, ne pouvait connaître le jour et se perpétuer durant près de 3.500 ans, sans l’apport «magique» de ce long et merveilleux fleuve nommé le Nil.

Et encore pas trop loin de nous, cette Andalousie du Moyen-ÂGe européen qui atteste de cette civilisation où le rôle et pouvoir de l’eau étaient fêtés avec faste et où il transparait encore de nos jours, symboliquement, par des édifices de prestige telle cette horloge hydraulique aux 12 lions, ces habitations du Moyen-ÂGe européen dotées d’eau courante ou encore ces réseaux d’assainissement dans les ruelles des médinas de l’époque. Et enfin, en plein coeur de l’Europe du Moyen-ÂGe, cette cité de l’eau, véritable joyau mi-marine et mi-lagunaire, cette ville industrieuse et marchande qui éleva et inspira Marco Polo jusqu’à en faire, par ses exploits, la Venise des rencontres civilisationnelles, entre cet Extrême-Orient riche mais encore étrange et un Occident déjà studieux.

Il est aujourd’hui incontestablement admis qu’aussi bien la Renaissance européenne post-Moyen-Âge que les civilisations grecque et romaine de Méditerranée se sont fortement inspirées et nourries des patrimoines afro-asiatiques et héritages humains de ces lointaines contrées à climat chaud mais riches des eaux et épandages fertiles de leurs fleuves. «Ce qu’il est convenu d’appeler l’Occident, soutient le philosophe Roger Garaudi (1977), a pris naissance en Mésopotamie et en Egypte. C’est-à-dire en Asie et en Afrique».

Même les sociétés sahariennes des déserts se sont distinguées par leur maîtrise de l’eau. Elles exercent, en effet, depuis fort longtemps, un mode de gestion démocratique et équitable du stockage et de la répartition de la ressource-eau par la mise au point, le fonctionnement et l’entretien du système de «fougaras». Ces adaptations et techniques que l’Homme saharien a inventées pour survivre à un milieu extrême lui ont permis de créer et de continuer à entretenir ces paradis artificiels que sont les oasis sahariennes... De véritables auréoles de vie dans une immensité hostile.

Ainsi, de l’Est à l’Ouest, du Levant au couchant, de l’Orient à l’Europe (El-Ghouroub, mot arabe qui désigne étymologiquement l’Europe, selon l’érudit philosophe contemporain Roger Garaudi), la civilisation de l’Homme se poursuit et s’affine. Cette marche et évolution de l’humanité n’ont été possibles, il faudrait le reconnaître, que grâce au rôle précurseur de l’eau et à sa maîtrise par l’Homme.

Les civilisations de l’Homme ne connaissent pas véritablement de frontières. Elles sont le patrimoine de l’humanité entière... De toute l’humanité, sans la moindre restriction de race, de couleur, ni de religion...

Et quelles que soient les frontières, elles ne peuvent être et ne sont que le produit et le résultat de stratégies d’usurpation et d’exploitation qui répondent plus à des intérêts de groupes ou de classes qu’aux peuples et masses laborieuses de la planète. A ce propos, il est toujours déplorable et dramatique de devoir reconnaître la justesse du constat de ce penseur moderne et homme de Lettres (Sari H.D.R. 2004) qui relevait, à juste titre «qu’il a été observé que naturellement les animaux marquaient les limites de leurs territoires avec leurs déjections, alors que seuls les humains marquent leurs frontières avec leur sang».



La Gestion environnementale de l’eau: Enjeu du développement durable



a) L’eau et la modernité:

La civilisation moderne est par excellence la civilisation de l’urbanité. Le terme de civilisation dans la langue arabe est de même extrait à partir du mot désignant la sédentarité (Haddara, H’darr).

La civilisation moderne à laquelle nous appartenons ou aspirons désormais tous, se présente comme un mode de vie exclusivement citadin. Et donc fort consommateur, voire aussi fort pollueur en eau (le seuil théorique de rareté, selon la Banque mondiale, est de 1.000 m3/hab/an).

Il n’y a presque plus de population véritablement rurale en Europe occidentale. Le boum économique des années soixante a pratiquement vidé les campagnes de l’Europe de l’Ouest et a, de même, contribué et pour beaucoup, dans le déplacement des populations rurales et le dépeuplement des campagnes nord et sud méditerranéennes.

Ainsi, «Siciliens, Sardes, Corses, Grecs et même Kabyles» ont, en effet, constitué les premiers gisements humains de la main- d’oeuvre immigrée d’Europe.



b) L’urbanisation rapide et inachevée de l’Algérie moderne:

La population de l’Algérie à 90% rurale, il y a 30 ans, est aujourd’hui dans son écrasante majorité urbaine à semi-urbaine.

L’exode sécuritaire des dix dernières années a succédé à l’exode économique des deux précédentes décennies.

Nous pouvons aujourd’hui estimer à plus de 87% la population algérienne vivant dans les villes et «autour des villes».

Le rapport des composantes des genres de populations (rurale/citadine) est parfois si aigu que nous assistons, ça et là, depuis quelques années à une sorte de «ruralisation» des villes. Cette «ruralisation» des cités s’exprime entre autres par:

- L’habitat précaire ou l’installation de bidonvilles, avec ce qui s’en suit,

- L’absence de réseau d’adduction en eau potable,

- L’inexistence de réseau d’assainissement des eaux usées,

- La systématisation des fosses perdues,

- La quête de l’eau pour les besoins quotidiens des ménages.



c/ Les difficultés des pouvoirs publics dans la maîtrise des flux migratoires et leurs conséquences:

En l’absence d’une stratégie nationale cohérente et devant le plus souvent réagir rapidement, à la manière des soldats du feu, à des situations aiguës qui s’imposent tel un fait accompli, les autorités et collectivités qui ont la charge de ce secteur, ont géré au coup par coup et dans l’urgence le plus souvent, l’adduction à l’eau potable et la mise en place du réseau d’assainissement dont les conséquences immédiates sont les suivantes:

- Une urbanisation «sauvage» et le plus souvent mal contrôlée le long de la bande littorale et autour des principales villes du pays,

- Si les efforts d’adduction au réseau d’eau potable ont pu se faire, le plus souvent, le rattachement aux réseaux d’assainissement des nombreuses et nouvelles agglomérations issues des flux migratoires n’a pas suivi.

D’où,

- Des troubles sanitaires (1) graves se posent d’une manière chronique aujourd’hui aux pouvoirs publics et à la collectivité nationale: maladies à transmission hydriques (MTH) (toxi-infections, typhoïde, méningite et parfois même choléra...) entraînant souvent une forte mortalité et des dépenses publiques importantes nécessaires pour enrayer le mal,

- La non-maîtrise des rejets et eaux usées par les collectivités ou services spécialisés conduisant à la mise en place de sinistres écologiques programmés,

En effet, la quasi-totalité de ces rejets se font:

1. A l’air libre sur les surfaces d’infiltration de nappes phréatiques constituant des sources de puisage pour la population,

2. Dans le milieu marin sans aucun traitement préalable (soit 85% environ du volume total),

3. Dans les sebkhas, chotts et salines (soit 100% environ du volume total).

Cette non-gestion des eaux a déjà occasionné des préjudices graves et irréversibles à l’environnement et à la biodiversité locale:

1. L’état de la pollution du milieu marin s’exprime déjà par la disparition d’un certain nombre d’espèces marines fréquentant traditionnellement la côte tel le phoque moine (Monachus monachus) qu’on n’observe plus depuis quelques années alors que cette espèce, qui a déserté la rive occidentale nord méditerranéenne (France, Espagne, Italie) (2) il y a une trentaine d’années, était encore signalée en Algérie (le long de la côte oranaise) il y a une dizaine d’années encore (Boutiba Z., 1992).

2. Les rejets des eaux usées non traitées dans les sebkhas, salines et marais conduisent à la destruction entre autres des sites et biotopes écologiques particuliers qui sont parfois (cas des salines d’Arzew et des marais de la Macta) le siège de la zone de transit de grandes populations d’oiseaux migrateurs (flamands roses, cormorans,...). Cette pollution volontaire et la modification des caractères de ces biotopes fragiles conduisent à l’atteinte de la biodiversité locale par la disparition de certaines espèces locales telles l’Artémia, ces crustacées de sebkhas et dépressions salées qui entrent dans la chaîne alimentaire des grands oiseaux migrateurs.

Sur la cinquantaine de stations d’épuration des eaux (STEP) que compte notre pays (46 selon le CNES, 1997), seulement une dizaine sont réellement fonctionnelles. Car si ces installations fort coûteuses ont été réalisées grâce à un effort en crédits étatiques, beaucoup reste à faire par les collectivités locales pour leur bon fonctionnement et une maintenance acceptable pouvant assurer leur continuité de service (manque de personnels spécialisés et de crédits suffisants pour leur gestion et maintenance).

3. La collaboration scientifique euro-méditerranéenne en matière de gestion environnementale de l’eau est aujourd’hui une nécessité pour la préservation de l’environnement.

Personne ne peut contester aujourd’hui la vacuité et l’inefficience de nombreuses frontières d’Etats ou même de continents. Notre petite planète bleue est devenue, par la révolution des communications et la mondialisation des économies, un village planétaire.

Ce petit monde réunifié seulement pour la cause et les intérêts économiques exclusifs, demeure cependant un système écologique unitaire où les interactions sont telles qu’un battement d’aile de papillon en Asie pourrait être à l’origine d’une tempête en Amérique. Et pour l’illustration de cela, il semblerait que l’Europe, et en particulier la France, sont déjà préparées pour 2006 à la gestion de la «pandémie» de grippe aviaire dont les foyers sont aujourd’hui localisés en Asie.

A Suivre



(1) Ces Troubles Sanitaires Graves Ont Engendré Des Pertes Importantes En Vies Humaines, 457 Décès En 1986 Par Le Choléra, Et Des Dépenses Qui Ont Atteint Des Niveaux Considérables: 1 Milliard De DA Pour Enrayer Cette Epidémie De Choléra Et Pratiquement Le Même Montant Pour Traiter L’épidémie De Typhoïde De Dergana De 1991/1992, Sans Compter Que Le Phénomène Continue De Se Développer Puisque L’épidémie d’Aïn Taya De 1995 A Touché Plus De 1.000 Personnes Et Que Celle d’Oued Rhiou De 1997 A Nécessité Pour Son Traitement Un Montant Qui A Largement Dépassé Le Budget De Fonctionnement De Tout Le Secteur Sanitaire De Cette Localité (Sources: Conseil National Economique Et Social, 1997).

(2) Monachus Monachis A Disparu Des Côtes d’Espagne, d’Italie, Du Maroc Et De Tunisie. Quelques Groupes Subsistent Dans Le Bassin Méditerranéen Oriental (Grèce, Turquie, Libye, Croatie, Et Chypre).

http://www.gouvernement.lu/salle_presse/actualite/2005/03/14halsdorf_eau/

Re: L 'Ecologie à Tlemcen [798]

-Elma-




Posté le : 27/09/2005 à 07:49 (Lu 52596 fois)
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Eau et développement durable



Par Tsaki Hassini

Chef De Département De Biologie - Univertisté D'oran

Suite Et Fin



Depuis le sommet de la Terre de Rio de Janeiro de 1992, et celui de Johannesburg d’il y a quelques années, on a pensé que les Etats du monde, grands ou petits, avaient compris la nécessité de prise en charge collective de la pauvreté, du développement et de l’environnement. Mais, après le faste de ces joutes oratoires et quelque peu philanthropiques, le rideau s’est levé et les masques sont tombés sur un bilan d’actions de solidarité décevant (1). Il apparaît donc, que pour les Etats riches et influents du Nord, la prise de conscience «universaliste» du traitement des problèmes de l’environnement et de la pauvreté n’est pas encore à l’ordre du jour.

L’«Après-nous le déluge», reste encore de mise. Mais ce qu’on oublie souvent, c’est que le déluge, et particulièrement ce Déluge, qu’on crée, au jour le jour, par notre silence égoïste et notre absence de cohésion dans le traitement de l’environnement et de la pauvreté, ne fera pas d’exception et ne ménagera aucun territoire, ni autre patrimoine de l’humanité.

Et, pour revenir à nos moutons et aussi à notre région, il y a de cela quelques semaines seulement et pas trop loin de nous, dans le bassin occidental de cette Méditerranée de Paix et d’Histoire, on célébrait le 10e anniversaire de la Conférence de Barcelone. Cette conférence qui devait connaître des prolongements dans la prise en charge de l’environnement et du développement en Méditerranée n’a pu présenter un bilan satisfaisant sinon dans celui du traitement sécuritaire de l’immigration dite «clandestine» et parfois même «sauvage». La coopération actuelle des Etats de cette petite mer entre deux Terres -Mer, aujourd’hui, enclavée entre Terre des Riches et Terre des Pauvres- n’admet que l’échange économique de biens et de marchandises. Les hommes, leurs misères économiques et l’environnement en sont exclus.

Dans cette mer «Nouvelle Frontière» entre Riches et Pauvres meurent quotidiennement des jeunes hommes, des femmes et des enfants d’Afrique. Ces naufragés économiques de la Globalisation et du non-dialogue Nord-Sud, clandestins ou immigrants sauvages... Ils meurent le plus souvent dans le silence complice des Etats (Etats, même dits de Droit!) Parfois aussi, et il est fort regrettable, dans le silence des Peuples et des Petites consciences. Cela est, ou devrait être, inadmissible pour une humanité civilisée!

En région méditerranéenne les pressions sur les ressources (2) en eaux ne cessent d’augmenter sous l’effet de l’accroissement démographique et du développement des activités consommatrices d’eau tels que l’agriculture, l’industrie et le tourisme. Parallèlement à la demande croissante, une dégradation de la qualité des eaux naturelles apparaît dans de nombreuses régions suite à la surexploitation et aux rejets des eaux usées insuffisamment ou pas du tout traitées.

Une meilleure qualité bactériologique des eaux usées traitées permet de réduire le risque sanitaire et constitue une mesure de protection de l’environnement car, le plus souvent ces eaux sont rejetées dans le milieu naturel. Lorsque leur niveau de contamination microbienne est élevé, ces rejets contribuent à la dégradation de la qualité des eaux continentales et côtières.

Les problèmes de pollution conséquents à ce phénomène, en l’absence de services compétents et de savoir-faire en la matière sont particulièrement préoccupants pour l’heure et risquent de générer, dans un futur proche, des difficultés certaines, d’une part sur la santé des populations locales et la dégradation des ressources déjà limitées en eaux et d’autre part sur l’environnement marin de la rive sud-méditerranéenne où se déversent journellement des millions de mètres cubes d’eaux usées et industrielles sans aucun traitement préalable.

Un effort de collaboration scientifique Nord-Sud dans le domaine du génie sanitaire et de la protection de l’environnement pourra servir au niveau des institutions universitaires impliquées à former juste, utile et surtout en adéquation avec les besoins réels de l’Algérie et de son marché de l’emploi.

Ce qui pourra de même contribuer à la préservation de la santé publique (territoire où sévissent d’une manière endémique la typhoïde, le choléra, la méningite depuis plusieurs années et lors de l’été 2003, la peste avec des cas signalés chez les populations du Nord-Ouest) et à la protection de l’environnement marin aujourd ’hui bien affecté et qui reste un patrimoine commun dont l’effort de conservation est une responsabilité de nous tous, quelle que soit notre qualité ou notre nationalité ou encore notre sensibilité philosophique.


Re: L 'Ecologie à Tlemcen [807]

-Elma-




Posté le : 28/09/2005 à 07:43 (Lu 52593 fois)
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Re: L 'Ecologie à Tlemcen [943]

-ecosysteme-




Posté le : 19/10/2005 à 08:26 (Lu 52586 fois)
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BIODIVERSITE

Une série de lois pour préserver la nature

Un atelier regroupant les chercheurs et spécialistes de la thématique relative à la biodiversité a validé hier au cours d’une réunion organisée à l’hôtel Aurassi, un rapport national sur la biodiversité, le troisième du genre, qui identifie les insuffisances algériennes et formule des recommandations pour y remédier.

La rencontre qui s’est déroulée en présence du ministre de l’Aménagement du territoire, M. Cherif Rahmani, s’inscrit dans le cadre de la mise en oeuvre de la convention sur la diversité biologique ratifiée par l’Algérie le 6 juin 1995. La préparation du document a «coûté» 20.000 dollars accordés par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM), via le PNUD, en sa qualité d’agent d’exécution du projet. L’élaboration de ce projet entamé depuis en août 2005 a été confiée à une équipe de 5 experts.

M. Rahmani a indiqué que «l’élaboration du rapport national par des experts algériens vise à faire le point sur nos actions et nos insuffisances en matière de préservation de la biodiversité, pour être fixés sur l’avenir en les mettant au niveau des exigences internationales». Il s’agira, a-t-il ajouté, d’oeuvrer sur la base de l’évaluation établie dans le rapport à améliorer le niveau de préservation des différents écosystèmes, en ciblant des objectifs précis à atteindre.

Le ministre a souligné que la volonté politique existe pour l’amélioration de la diversité biologique en Algérie. Il a annoncé, dans ce cadre, le lancement d’un plan pour le capital naturel permettant d’actualiser et d’élargir les études dans ce domaine et d’aller vers l’établissement d’une banque de données et d’un système de surveillance de la biodiversité. M. Rahmani a ajouté qu’il convient également de gérer et de conserver ce capital naturel et de le développer en tablant sur la recherche universitaire.

Selon les organisateurs de la rencontre, l’élaboration des rapports nationaux permet de contribuer au processus d’évaluation des progrès accomplis en matière de préservation et d’utilisation durable de la diversité biologique. Et l’on signale que l’élaboration par le ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement en 2001 de la stratégie nationale et du plan d’action de conservation et d’utilisation durable de la biodiversité a permis à l’Algérie de bénéficier d’un financement, à titre de don, pour la formulation des rapports sur la mise en oeuvre des mesures pour la conservation insitu et exsitu (40.000 dollars), les méthodologies pour l’évaluation des menaces sur les composantes de la biodiversité (30.000 dollars), la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité agricole (25.000 dollars) ainsi que la préparation du rapport sur la biosécurité pour lequel un montant de 166.000 dollars a été accordé à l’Algérie.

D’autres rapports sur la biodiversité des montagnes, des aires protégées, du transfert de technologie ainsi que sur la mise en place du centre national pour le développement des ressources biologiques et des zones de développement durable, ont été élaborés. Quant au 3ème rapport objet des travaux de la réunion d’hier, M. Cherif Rahmani a souhaité qu’il ne soit pas confiné dans la stature de base de l’information mais doit constituer un tableau de bord pour l’ensemble des intervenants dans la préservation du patrimoine national biologique, et participer, ensuite, à l’effort de protection des ressources en péril. Etant admis que le pays recèle des richesses importantes dans les domaines floristiques, faunistiques et d’écosystèmes.

Le ministre a annoncé qu’une série de lois sont en préparation notamment sur la montagne, les eaux humides, les espaces verts... Des plans d’aménagement verront le jour à l’instar de celui relatif aux massifs montagneux, du littoral, en sus du plan pour le capital naturel. Sur le front de la dépollution, 15 stations d’épuration des eaux usées seront construites le long de la zone côtière.

Interrogé sur l’état d’éradication de l’usage du sachet noir, le ministre fera constater que la fabrication de ce matériau a reculé de 70% et appelle les commerçants et les producteurs à renforcer cette tendance pour en finir avec le sachet en plastique avant la fin de l’année.

Il confirmera que son département a reçu du ministère de la Solidarité la somme de 40 milliards de centimes pour l’aider à se débarrasser des sachets en plastique.

Omar Sadki





Re: L 'Ecologie à Tlemcen [1904]

Arslane

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Posté le : 16/07/2006 à 10:19 (Lu 52181 fois)
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Oranie:
Bravo à cette société civile qui réagit...fiérement pour préserver en tant que légitimes habitants son patrimoine séculier..Les arbres c'est la vie en Algérie..
Sans arbres c'est la vie qui s'enfuit...


Les palmiers de la discorde

Le boulevard de la Soummam a vécu hier une matinée mouvementée. L’arrachage à coups d’engins d’un palmier implanté à l’entrée de l’Hôtel Royal, dont les travaux de réalisation tirent à leur fin, a provoqué la colère des riverains. Il était près de 10h quand les engins de l’entreprise de réalisation sont entrés en action pour déraciner cinq palmiers situés près de l’entrée de l’hôtel. Mais des habitants sont intervenus aussitôt après l’arrachage de l’un des cinq arbres.

«Vous n’avez pas le droit de déraciner un palmier de la voie publique. Ces palmiers sont ici de longue date, ça fait partie du patrimoine de la ville. Arrêtez ce massacre !», lançait un citoyen.

Des passants ne tarderont pas à s’en mêler. Une foule s’est formée sur la place formant un bloc humain devant les bulldozers qui allaient abattre les autres palmiers séculaires. Le boulevard de la Soummam, qui grouillait de monde, sera fermée à la circulation quelques minutes plus tard. La police est intervenue une demi-heure plus tard. Elle a commencé par s’enquérir de la situation auprès des protestataires puis auprès des responsables de l’hôtel. Approchés pour connaître leur version des faits, des responsables de l’hôtel n’ont pas voulu s’exprimer, se contentant de demander aux journalistes de quitter l’enceinte de l’hôtel. On apprendra d’une source sur le chantier qu’»une autorisation en bonne et due forme a été délivrée par le secteur urbain El-Amir pour arracher cinq palmiers et les replanter près du pont Zabana». Face à la protestation montante des citoyens, le seul palmier déraciné a été replanté.

H.Saaïdia





Re: L 'Ecologie à Tlemcen [2376]

Arslane

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Posté le : 07/10/2006 à 09:57 (Lu 52009 fois)
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TLEMCEN

La décharge publique : une histoire de propreté

Lorsqu’il a fallu trouver un site que l’on pouvait transformer en décharge publique pour se débarrasser des déchets du grand Tlemcen, ce sont les coteaux de Amiyer, à Djebel Hdid, qui ont été choisis.

L’une des plus belles régions de la wilaya de Tlemcen fut transformée en quelques années en une plaie hideuse s’étalant sur quelque 2 km sur la route allant de Chetouane à Chelayda, offrant les plus importants désagréments aux riverains et aux visiteurs et où vivotaient quelques familles de chiffonniers sans se soucier de tous les dangers auxquels ils s’opposaient... Mais en 2004 des moyens financiers s’élevant à 26 milliards ont été mis à la disposition de la wilaya pour la réalisation d’un CET (Centre d’enfouissement technique) et l’acquisition d’équipement d’exploitation tels que configurés au niveau international. «Le ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement a décidé l’option d’enfouir les déchets d’une manière scientifique en offrant un environnement sain, droit fondamental du citoyen. Le CET étant réalisé selon les normes il fallait mettre un organe de gestion avec un conseil d’administration qui comprend les P/APC de cinq communes Tlemcen, Mansourah, Chetouane, Aïn Fezza et Amiyer», nous dira M. Benmansour, directeur de l’Environnement de la wilaya.

Le CET de Djebel Hdid spécialisé dans les déchets de «classe 2» reçoit entre 170 et 200 tonnes de déchets ménagers par jour, annonceront Mme Karouzène et Bouali, ingénieurs de l’environnement à la wilaya, composés essentiellement de 70% de matières organiques. Sa superficie globale est de 25 ha et est conçu pour recevoir des déchets ménagers des 5 communes citées, pendant 25 années. Le CET s’occupe aussi du recyclage, de plastique, de métaux divers, de papier. L’organe vital du CET est le casier d’enfouissement dont l’un vient d’être réalisé, d’une capacité globale de 400.000 m3 et d’une durée de vie de 9 ans, aménagé conformément aux normes universelles avec étanchéité (couche d’argile compactée recouverte de gétotextile de protection de densité 1.200 g/m² surmontée de la géomembrane en PEHD de 1,5 mm d’épaisseur puis d’une 2e couche d’argile compactée. Sur place on peut constater aussi que ce réseau est raccordé à une station de lagunage pour le traitement et le recyclage des lixiviats (eaux de drainage). Ce sont les chiffonniers qui vivotaient dans cette décharge lorsqu’elle était non contrôlée qui en sont devenus les premiers salariés. C’était le seul moyen de pouvoir gérer la décharge. Bien entendu avec M. Zaoui, directeur du CET leur comportement a changé et ils sont devenus des agents de sécurité sachant recevoir dans la décharge uniquement les déchets de la classe «type 2» et faire respecter les instructions qu’ils reçoivent. La récupération qu’ils font sera bénéfique pour le CET. «Actuellement, il y a une organisation dans le CET. Les déchets spéciaux y sont interdits et les APC ont une convention avec nous.

Les agents de sécurité, comme vous pouvez le voir sont là, pour surveiller les rotations et faire respecter les jalonnements qui les mènent directement vers le casier. Bien entendu, ils passent par la station de pesage pour les statistiques. Nous savons maintenant que les 5 communes produisent entre 170 et 200 tonnes de déchets par jour et cela peut servir pour des études en aval. Nous pouvons aussi évaluer les quantité de déchets des entreprises et bien entendu faire payer en conséquence. Ces anciens «chiffonniers» font respecter les horaires d’enfouissement et sont devenus des écologistes puisqu’ils exigent des camions de respecter les normes d’hygiène.

Bien sûr, nous essayons de créer d’autres postes d’emploi dans la récupération surtout».

Maintenant, la plaie hideuse n’est plus apparente et le trajet qui mène au CET est vraiment propre. Il est fini le temps où les camions déversaient la moitié de leur cargaison sur les routes par manque de respect des priorités en matière d’hygiène et de sécurité. Et ce plus, pour les riverains, est redevable à M. Zaoui Ahmed qui fait respecter tout d’abord l’environnement. D’ailleurs, les murs du CET sont badigeonnés de belles peintures et de beaux paysages. Avec l’ASPEWIT, dans quelques semaines ce seront les élèves des CEM qui, a leur tour, prendront les pinceaux pour donner plus de couleur et de vie à ce centre. Un programme sera pensé entre les principaux partenaires pour des journées d’informations et de sensibilisation de ces adolescents, à la gestion des différents déchets ménagers. Il reste que les différents partenaires locaux ne jouent toujours pas le jeu de la propreté pour le rayonnement d’une ville comme Tlemcen. Réaliser le plus grand CET de l’Algérie dans le beau site de Amiyer ne règle pas totalement le problème de la propreté d’une ville.

La gestion des décharges intermédiaires laisse encore à désirer. On réinjecte encore des moitiés de fûts et lorsque ce sont des conteneurs à la couleur écologique qui reviennent sur la voie, ce sont les mêmes d’il y a 10 ans faciles à dérober, fragiles dans la manipulation et rapidement dégradables. Rien n’est pensé en fonction du comportement des citoyens. «Il faut agir en amont. Nous ne sommes pas d’accord avec la politique spectacle des conteneurs rouges, verts ou bleus, nous voulons amener ceux qui sont chargés de la collecte à revenir à des pratiques universelles: il faut interpeller l’administration avant d’interpeller le citoyen, qu’on revienne à un esprit de sectorisation. On a beaucoup fait dans le bricolage et ce secteur dans les APC était négligé. L’étude nous a permis d’identifier les conteneurs, les besoins à moyen et long termes et il faudrait que nos communes revoient leur politique de gestion de la propreté de la ville pour son rayonnement justement», conclura M. Benmansour.

Belbachir Djelloul

En un mot Zablou El Bled !

Si Tlemcen dial Zaouias devient Tlemcen dial Zoubia ,les responsables de ces situations malpropres ont de la Loubia dans le crane. Inadmissible de laisser durer les ordures sur des lieux où des gens passent..
c'est Odieux pour les gens pieux que des détritus tus l'hygiène publique. La sainteté d'un lieu passe par sa proprété!




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Edité le 07/10/2006 à 10:02 par Arslane

Re: L 'Ecologie à Tlemcen [2580]

El Houti

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Posté le : 08/11/2006 à 19:39 (Lu 51897 fois)
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eh ben !
Morsli BOUAYED devrait faire un tour sur ce forum ! il en reprendrait de l'activité !!!!

Re: L 'Ecologie à Tlemcen [2588]

Arslane

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Posté le : 08/11/2006 à 22:16 (Lu 51896 fois)
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C'est qui ce Monsieur dont tu cites le nom El Houti...?
El Houti (celà veut dire poisson) tu as interet à planquer tes arêtes car il n'en restera que le squelette si l'eco-systeme de Tlemcen se dédrade!...fini les p'tits poissons rouges!

Re: L 'Ecologie à Tlemcen [3059]

Arslane

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Posté le : 06/12/2006 à 09:29 (Lu 51829 fois)
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Oran

Une émeute et un blessé par balle

Ce qui n’était au début qu’une simple opération de démolition d’une vingtaine d’habitations illicites érigées sur des terrains relevant du domaine forestier à Haï Bouâmama, une localité de la périphérie d’Oran, a vite tourné à l’émeute.

Rien ne présageait, en effet, au début de l’opération que la situation allait déraper et devenir incontrôlable.

Il était 10h00 lorsque des éléments de la direction des forêts et du secteur urbain de Haï Bouâmama se sont dirigés vers le site qui abrite 28 habitations construites illicitement sur des terrains forestiers. Ils étaient accompagnés d’une section de la brigade anti-émeutes de la gendarmerie nationale, mobilisée pour veiller sur le bon déroulement de l’opération.

Tout allait bien. Les engins des services techniques de la commune avaient même entamé la démolition d’une dizaine d’habitations illicites. Brusquement, des centaines de «squatters» ont commencé à se regrouper pour empêcher la démolition de leurs «demeures». Les éléments de la brigade anti-émeutes qui ont essayé, dans un premier temps, de disperser la foule déchaînée ont été pris à partie par les émeutiers.

Le chef de la section de gendarmerie nationale et le directeur des forêts de la wilaya d’Oran ont été ciblés par les jets de pierres des émeutiers. Ils ont été blessés par des projectiles dans diverses parties du corps. Et même les représentants de la presse présents sur les lieux pour la couverture de cette opération n’ont pas été épargnés par des manifestants en colère. Les gendarmes ont riposté par des tirs de sommation, mais cela n’a pas dissuadé la foule déchaînée qui a saccagé plusieurs véhicules de la commune, des organes de presse et de particuliers. Un jeune manifestant âgé de 20 ans a été blessé par balle à la cuisse mais son état n’est pas grave, selon une source hospitalière. La balle a transpercé la cuisse du jeune manifestant qui a été gardé sous surveillance médicale aux urgences médico-chirurgicales du CHU d’Oran.

Les émeutiers se sont dirigés, ensuite, vers la route nationale n°2 reliant Oran à Tlemcen et ont bloqué cet important axe routier durant plusieurs heures. Les manifestants ont utilisé des pierres, des pneus, des tampons d’avaloir, un bac à ordures pour barricader la route nationale empêchant ainsi le passage des véhicules dans les deux sens. Les bus et les fourgons desservant les localités de Bouâmama, de Misserghine, de Boutlélis et de Aïn Témouchent qui passent par cet axe routier ont préféré suspendre les navettes de peur que leurs véhicules ne soient pris pour cibles.

Une situation qui a provoqué d’importantes perturbations dans le transport en commun et des centaines d’habitants de Haï Bouâmama ont été contraints de parcourir plusieurs kilomètres à pied pour rejoindre leurs domiciles. Les habitants des localités éloignées comme Misserghine, Boutlélis, Brédéah... sont restés, quant à eux, durant des heures à l’arrêt de Haï Louz (les Amandiers) pour prendre un bus. Il a fallu plusieurs heures après pour que la situation revienne à la normale. Il était 16h30 quand les premières voitures ont réussi à passer par cet axe routier, après que les manifestants se sont dispersés dans le calme.

Il est à signaler que cette opération de démolition s’inscrit dans le cadre d’un processus enclenché depuis plus d’une année par la direction des forêts de la wilaya d’Oran pour la préservation des espaces forestiers. Elle intervient moins d’une quinzaine de jours après une autre opération qui avait permis la démolition d’une vingtaine d’autres habitations illicites. Le directeur des forêts d’Oran avait annoncé récemment que l’opération de démolition des constructions illicites érigées sur des terrains forestiers se poursuivra jusqu’à la récupération de l’ensemble des terrains «squattés».

Plus de 176 constructions illicites ont été démolies, depuis le début de l’année, principalement au niveau du site dit «Coca» à l’ouest de la ville, où des pans entiers de la forêt ont été occupés par des constructions illicites.

Sofiane M. Et Djamel B.

Le drame commence là, ou le laxime faisait loi depuis des decennies ,maintenant il va falloir gérer des situations qui n'auraient jamais du exister!
Il est impossible de ne pas préserver les droits de l'environnement. [/gras]
Pourquoi, s'acheminent -on a du construit à la verticale tel que des immeubles moches, où alors anarchiquement à des cités champignons dortoires illicites, qui défigurent l'avenir des villes. La réponse à la crise de logement est de constuire de nouvelles villes..ou de nouveaux villages..avec tt les connexions économiques. Enrayer une démographie de l'exode, vers des villes déja saturées: où va t-on?



Re: L 'Ecologie à Tlemcen [3113]

Arslane

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Posté le : 10/12/2006 à 09:52 (Lu 51817 fois)
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L’Algérie capitulera-t-elle devant la soif ?

Feu Antoine de Saint-Exupéry se serait suicidé de honte s’il avait songé, un seul instant, à redescendre en 2020 en hôte près des fontaines publiques de la cité oranaise. Il ne trouvera point d’eau dans une ville en crise, une ville qui surpassait par sa soif la réputation de ces pénuries d’eau dans les mégavilles surmédiatisées.

Dernièrement, une émission de l’ENTV traita du problème de l’eau en Algérie. L’on remarque d’ailleurs une stratégie vile, la stratégie du fragmentaire ! Et puis voilà... La problématique actuelle de l’Ouest oranais vient de nous rappeler que nous nous trouvons bel et bien en pleine frénétique quête du phréatique. Car ce qu’a vu l’explorateur français lors son escale en Algérie durant l’été de 1939, ne différera en dramatique de ce que vont vivre les Algériens ces prochaines années pathétiques. Les narrations apathiques de Saint-Exupéry étaient fulgurantes au point où Diane Ward Raines, la plus grande spécialiste américaine de l’eau, n’a jamais oublié des passages qu’elle avait retenus depuis l’adolescence.

En résumé, Saint-Exupéry était frappé par le fait que des enfants de la rue ne lui demandaient pas des sous mais «un petit peu d’eau». La remarque ne méritait nullement le commentaire et la spécialiste mondiale en a pris soin en la mentionnant dans son livre à succès [Water War: Drought, Flood, Folly and the Politics of Thirst]. Dans une contribution parue dans les cahiers sciences du Boston Globe, la dame de l’eau évoqua des petits messages analogues qu’elle avait recueillis dans ses pérégrinations autour du monde: «Donnez-nous de l’eau !» a-t-elle lu en grosses lettres rouges dans le défilé de Khyber entre le Pakistan et l’Afghanistan; ou l’inscription «Dieu, donnez-nous de l’eau !» placardée en énormes lettres blanches sur des maisons dans le centre de la Turquie; voire «Priez pour qu’il pleuve !» affiché à l’arrière d’un camion au Texas.

La situation est incontestablement critique, elle l’est davantage en Algérie car depuis plus de vingt-cinq ans maintenant, les gouvernements successifs sont restés à des années-lumière d’une compréhension élémentaire de ce que peut bien représenter un manque d’eau, une pénurie grandissante à même de compromettre le bien-être des populations entières. Durant les années 80, les gens qui étaient en charge de l’Etat étaient incapables de s’apercevoir que notre pays connaîtra en 30 ans le doublement de sa population. Il a fallu arriver en été 2002 pour être face à une catastrophe mortelle. Mais ce qui intrigue la spécialiste américaine, c’est la multiplication de la libération des déchets ménagers dans les cours d’eau, mais surtout les différentes maladresses visant à salir les eaux souterraines. Un jeune ingénieur algérien avait merveilleusement illustré le rôle néfaste des «ennemis de l’eau en Algérie» dans sa thèse (Université Sorbonne Sud 94) et sur les dangers qui guettent la nappe phréatique de la région de Bouthelja (Tarf) dénommée par la population locale Ma Bouguelez.

Toujours dans cette région de l’Est de Annaba - Tarf, on supervisait dès 1985 la démolition du barrage naturel formé par la côte et qui s’étend à partir d’Echatt, trente-cinq kilomètres à l’est de Annaba. En effet, un groupe d’extracteurs de sable s’adonnait à la démolition de cette partie côtière. Les étudiants de l’université de Annaba qui faisaient des sorties en vue d’accomplir des études sur les plaines hydrogéologiques du Lac des Oiseaux n’en revenaient pas devant le désastre qui à chaque fois s’offrait à leurs yeux.

L’Algérie était en effet en train de programmer ses crises à partir d’un tel exemple. En octobre 2002, on a eu l’occasion de parcourir cette région. Les gens peuvent facilement remarquer les dégâts causés par l’enlèvement en profondeur du sable de mer.

Une halte s’impose: dans la gestion d’un Etat, les graves erreurs commises dans l’intervalle de deux années peuvent continuer à faire des dommages pendant 40 ans au moins, ce qu’admettent d’ailleurs la majorité des spécialistes en gestion. Et voilà. La paix sociale se trouve gravement menacée et on a vu des émeutes d’envergure à propos de l’eau les étés derniers en Algérie. Que dire encore des maladies liées à l’insalubrité et à la saleté, et dont le parfait exemple nous vient malheureusement de la région oranaise et le cas célèbre de la peste. Mme Diane estime que pour l’Afrique du Nord, le problème n’est pas nouveau, mais au siècle dernier on avait cru le conjurer en bâtissant des réservoirs de ville (châteaux d’eau) et en allant chercher ce produit dans le sous-sol ou en mettant en valeur des captages de sources. Mais la demande galopante des populations - et de l’agriculture - a révélé ces dernières 30 années, une inadéquation manifeste qui n’est pas seulement la résultante normale des changements climatiques, mais d’une pollution ordonnée des cours d’eau et des nappes existantes.

Le Maroc et la Tunisie font preuve de sévérité car il existe une règle de l’autorité et de la loi. Reste le pays le plus indiscipliné du Maghreb, évidemment le nôtre, car sa mauvaise gestion d’un secteur comme l’hydraulique vacillant entre la corruption le non savoir-faire et le laisser-aller, est encore l’exemple le plus illustrant.

El Haj Zouaimia





Re: L 'Ecologie à Tlemcen [3114]

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DEFORESTATION ET DESERTIFICATION

Le sort de Babylone et Sumer



Le nord de l’Algérie connaîtra-t-il le même sort que Babylone ou Sumer ? La question mérite d’être posée dans la mesure où la gravité de la situation démontre clairement que notre pays est face à un danger fatal venant du désert. A côté de chez nous, l’Espagne, un pays qui a mesuré la priorité de la question et qui est en train de se préparer activement pour affronter la désertification d’une région comme l’Almeria.

En Algérie, le reboisement comme premier rempart à l’avancée du Sahara est en fulgurante régression. Le ministère de l’Environnement algérien parlait en 1997 de la disparition de 1.215.000 hectares de forêts, seulement à cause des feux.

On oublie presque, ici, l’absence d’une «discipline nationale» visant à amorcer au plus vite le reboisement urbain. Le reboisement urbain c’est très important ! Et si chaque Algérien plantait un arbre à côté de chez lui, que se passera-t-il ? Eh bien, le cadre de vie dans les villes s’améliore, le climat, la pluviométrie, la consommation d’eau... Car il demeure impensable de continuer à pondre des blocs de béton sans tenir compte de la nécessité de reboiser. Dans nos villes, 80% des nouveaux lotissements créés sont dépourvus d’arbres. Donc, n’oublions pas que la déforestation est un facteur principal de réchauffement et de désertification.

Des signes importants se font jour à Médéa, à Sidi Bel-Abbès, à Constantine, à Batna. Mêmes signaux dans les villes côtières: les habitants de Skikda ou de sa région commencent eux aussi à voir d’épais nuages jaunes de poussière de sable, exactement comme ce qui se passe fréquemment dans une ville comme Biskra. Il y a cent trente ans, on parlait de M’sila comme région verte et boisée, malheureusement cette région commence à prendre les couleurs du Sahara. Il fallait aussi se référer aux tableaux de Nacereddine Dinet pour voir la splendeur de Boussaâda, un joyau aux portes du désert. Maintenant c’est un sort d’ensablement qui la guette exactement comme fait le Sahara avec Touggourt et sa grande palmeraie de Oued Righ.

Ceux qui connaissent bien la région comprise entre Chelgoum Laïd et Aïn M’lila au sud de Constantine peuvent témoigner. D’immenses prés ne reverdissent plus dans ces plaines, alors que chaque printemps c’était tout verdoyant à perte de vue. Ce plat hydrographique est complètement asséché. A Oran, c’est vivre sans réfléchir. Le recul du reboisement est incontestablement une calamité que des prophètes de malheur prédisaient il y a vingt ans. Ça commence déjà à se produire. Oran reçoit de moins en moins de précipitation, même si la nature était exceptionnellement clémente cette dernière année.

E. H. Z.



Re: L 'Ecologie à Tlemcen [3115]

Arslane

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Posté le : 10/12/2006 à 10:00 (Lu 51815 fois)
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ENERGIE

Du soleil pour nous éclairer



Le ministère de l’Energie et des Mines organise depuis hier et durant deux journées un séminaire sur la « stratégie de développement des énergies renouvelables en Algérie » avec la participation de plusieurs experts en la matière. En organisant ce « brainstorming », le département de Chakib Khelil veut, semble-t-il, penser dès aujourd’hui à trouver des énergies de substitution pour faire face à l’après-pétrole, une échéance qui interviendra tôt ou tard.

L’option solaire a été retenue hier lors des interventions des responsables du secteur qui ont souligné toute l’importance du développement de cette énergie que certaines institutions, notamment la gendarmerie nationale, ainsi qu’une vingtaine de villages isolés dans le sud du pays utilisent déjà. Le secrétaire général du ministère de l’Energie et des Mines a indiqué à ce sujet que dans le cadre du programme national d’électrification rurale 1995-1999, un millier de foyers du grand Sud algérien ont bénéficié de l’électricité grâce à des systèmes solaires photovoltaïques.

« Un deuxième programme de même nature sera réalisé dans le cadre du programme national d’électrification rurale 2006/2010 », a-t-il ajouté en poursuivant que le secteur a aussi consolidé sa politique dans ce domaine par la création de la société NEAL qui a déjà lancé la réalisation d’un projet ambitieux de production d’électricité à base d’énergie solaire thermique d’une capacité de 150 MW, tout comme la même société a initié la réalisation d’une ferme éolienne de 10 MW. Ces projets, précise encore le SG du ministère de l’Energie et des Mines, s’inscrivent dans le cadre d’un important programme de développement des énergies renouvelables par le secteur, prévu par le « programme indicatif de développement des infrastructures de production d’électricité » qui prévoit, note t-il, de porter la part des énergies renouvelables dans le bilan électrique national à 5% à l’horizon 2015. De son côté, le directeur des énergies au sein du même département a soulevé la faiblesse de ces énergies dans le bilan énergétique national et qui ne représente que 0,02% de la consommation nationale d’électricité. L’orateur table d’ici 2015 de ramener le taux à 6% sachant, explique-t-il, que le potentiel existant notamment solaire est le plus important du bassin méditerranéen. Le responsable a souligné que le potentiel est estimé à 169.440 TWH, ce qui équivaut à cinq mille fois la consommation de notre pays en électricité et soixante fois la consommation de l’Europe des 15 (3.000 TWH par an).

Il faut noter que les séminaristes qui se sont réunis hier dans des ateliers de réflexion devaient plancher sur deux problématiques, à savoir «l’identification des contraintes actuelles au développement des énergies renouvelables et des mesures et/ou démarches à adopter pour les lever » ainsi que d’identifier « la synergie à favoriser entre les différents acteurs institutionnels qui permettrait un développement harmonieux des énergies renouvelables ». Les recommandations issues des ateliers devraient, estime-t-on, permettre de « dégager une vue plus claire » pour engager les bonnes démarches dans le but d’insuffler un nouveau souffle au développement des énergies renouvelables à leur tête l’énergie solaire et peut-être un jour, qui sait, les Algériens pourront se réchauffer en pleine nuit au soleil.

Z. Mehdaoui
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Des chercheurs algeriens au CNRS méritent une estime particulière pour leurs travaux en ce domaine:

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Résumé / Abstract
This paper presents theoretical considerations and results of experiments carried out with a capillary film multiple effect distiller. It is made up of identical evaporation-condensation cells. The brine to be evaporated is a thin film impregnating a fabric assumed to be very thin and adhering by capillary forces on the wall of the plate. This justifies the device name: DIstiller with a FIlm in CAPillary motion (DIFICAP), it was designed and patented by R. and C. Ouahes and P. Le Goff. Its advantage resides in the reuse of latent heat of steam condensed in the one stage, for water evaporation in the subsequent stage. The research and development of this desalination process is carried out under the following aspects: modelling of heat and mass transfer, experimentation under direct solar radiation in South Algeria and technical development with the aim to optimise the efficiency of this distiller.

Cette étude porte sur la modélisation et l'expérimentation du distillateur solaire multi-étagé à film capillaire. Il est constitué par des compartiments parallélépipédiques superposés, chacun comportant deux plaques métalliques, qui sont le siège d'évaporation-condensation. La saumure à évaporer est un film mince d'eau qui imprègne un morceau de tissu supposé très fin et adhérent à la paroi de la plaque par capillarité; ceci justifie le nom donné à l'appareil: DIstillateur à FIlm CAPillaire (ou DIFICAP). Ce type de distillateur a été conçu et breveté par R. et C. Ouahes et P. Le Goff. Il présente l'avantage de réutiliser la chaleur de condensation de la vapeur d'eau pour évaporer une autre quantité d'eau. On poursuit dans cette étude la mise au point de l'appareil sous les aspects: modélisation des transferts de chaleur et de matière, expérimentation sous rayonnement solaire au Sud d'Algérie et développement technique, dans le but d'optimiser le rendement de ce distillateur.
Revue / Journal Title
International journal of thermal sciences (Int. j. therm. sci.) ISSN 1290-0729
Source / Source
2000, vol. 39, no3, pp. 442-459
Source du document : Inist-CNRS (France)
Url :
http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=1309903






Re: L 'Ecologie à Tlemcen [3350]

halima

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Posté le : 11/04/2008 à 21:38 (Lu 51165 fois)
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TLEMCEN
À Sidi-Boushak, on brûle les palmiers !

Incroyable ! Qui aurait cru un jour que les palmiers centenaires du jardin Sidi-Boushak allaient être détruits par la main de l’homme. S’il vous arrive d’emprunter le chemin qui monte vers Sidi-Boumediène, vous serez surpris par l’image apocalyptique de ce lieu qui fut jadis un endroit de repos, de méditation pour les nombreux pèlerins, notamment les femmes âgées qui viennent louer la grâce du saint Sidi-Boushak avant de se rendre à Sidi- Boumediène, le saint patron de la ville, qui se trouve sur les hauteurs d’El Eubad.

Toutefois, rien n’est étonnant par les temps qui courent où les consciences sont devenues austères et surtout devant tant d’impunité. Certes, on a vu des oliviers déracinés, des platanes brûlés et des vergers entiers disparaître, mais on n’aurait jamais imaginé la destruction de ce jardin mitoyen du cimetière de Sid-Ahmed Senouci, classé monument historique. En incinérant ces palmiers, c’est là un acte de vandalisme et qui pourrait être interprété comme un sacrilège sous d’autres cieux. En revisitant ces lieux, on constate l’avancée du béton et surtout la disparition de la légendaire source de Aïn-Mazouta qui alimentait toute la population d’El-Eubad et de Riadh-El-Hammar. Les amis de la nature se doivent de réagir pour mettre fin à ce pogrom écologique. D’autre part, nous vous conseillons vivement de ne pas traîner dans les allées du cimetière pendant les jours de la semaine car la présence de certains individus qui écument les lieux à longueur de journée n’a rien de rassurant. Pour rappel, un père de famille en voulant prendre un raccourci pour rentrer chez lui a cru bien faire en passant par le cimetière le soir. En voulant gagner du temps, il a perdu la vie, il a été agressé et lardé de sept coups de couteau en ce lieu sacré.
M. Zenasni

PROTECTION DE L'ENVIRONNEMENT
Elimination de 500 000 tonnes de déchets du littoral

Dans le cadre de la protection de l’environnement, une opération d’élimination des déchets industriels du littoral de la wilaya de Tlemcen va être entamée par le secteur de l’environnement. A cet effet, une enveloppe de 500 millions de dinars a été débloquée pour le transfert de 500 000 tonnes de déchets industriels notamment des produits provenant de l’unité Métanof de Ghazaouet vers une carrière au lieu-dit Mezaourou. Dans le même contexte, il est prévu la réalisation de nouveaux ouvrages d’assainissement et de protection contre la pollution. Par ailleurs, le choix a été fait sur un terrain distant de 5 km du tissu urbain et du littoral pour la réalisation d’une décharge contrôlée des ordures ménagères. Le programme a pour but aussi la création de nouvelles structures d’assainissement et de traitement des eaux usées dont le volume est de plus de 41 000 m3/jour. Ces eaux, dont la majorité arrivent de la ville de Ghazaouet, se déversent dans l’oued Tafna et l’oued Kiss, présentant un grand danger sur la nature notamment pendant la période estivale. Sur le registre investissement sur le littoral, une commission est désignée pour l’étude des dossiers. Elle a déjà émis un avis favorable pour 7 dossiers. Parmi les projets qui restent les priorités dans la wilaya, on enregistre la réalisation de deux stations de dessalement d’eau de mer, la création de fermes aquacoles, la construction de plus de 275 habitations, 12 centres commerciaux et d’une quarantaine d’établissements hôteliers.
Faïza B.



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